Un mot sur le racisme anti-méridional du bon docteur Destouches. Et d’abord les deux citations qui courent les forums de discussions occitanistes :

- " La partie non celtique de la France cause et pontifie. Elle donne au pays ses ministres, ses vénérables, ses congressistes hyper-sonores. C’est la partie vinasseuse de la République, la Méridionale, profiteuse, resquilleuse, politique, éloquente, creuse. "Louis-Ferdinand Céline, L’Ecole des cadavres 1938
- " Zone Sud, peuplée de bâtards méditerranéens, de Narbonoïdes dégénérés, de nervis, Félibres gâteux, parasites arabiques que la France aurait eu tout intérêt à jeter par-dessus bord. Au dessous de la Loire, rien que pourriture, fainéantise, infect métissage négrifié ",
Louis Ferdinand Céline, novembre 1942].
La première citation est bien extraite de L'École des cadavres (Denoël, 1938 - rééd. 1942). L'ouvrage est difficile aujourd'hui à trouver en support papier, mais on peut le lire in extenso sur le Net. Voici le passage complet dont la citation  est extraite :
« La France n’est latine que par hasard, par raccroc, par défaites, en réalité elle est celte, germanique pour les trois-quarts. Le latinisme plaît beaucoup aux méridionaux francs-maçons. Le latinisme c’est tout près de la Grèce. La Grèce c’est déjà de l’Orient. L’Orient c’est en plein de la Loge. La Loge c’est déjà du Juif. Le Juif c’est déjà du nègre. Ainsi soit-il. La bougnoulisation du blanc par persuasion latine, par promiscuités maçonniques. La France est aryenne, pas du tout juive, pas du tout nègre. La partie solide de la France, l’anti-discoureuse, a toujours été la partie celte et germanique. La partie qui se fait tuer, la partie qui produit, la partie qui travaille, la partie qui paye, est celte et germanique. Dix départements du Nord payent autant d’impôts que tout le reste de la France. Les fusiliers bretons ont eu autant de tués (1 380) en une seule journée à Dixmude que tous les Juifs de France pendant toute la guerre. La partie non celtique en France, cause et pontifie. Elle donne au pays ses Ministres, ses Vénérables, ses Congressistes hyper-sonores. C’est la partie vinasseuse de la République, la méridionale, profiteuse, resquilleuse, politique, éloquente, creuse. Il n’existe aucune haine fondamentale, irrémédiable entre Français et Allemands. Ce qui existe c’est une machination permanente, implacable, judéo-britannique, pour empêcher à toute force que l’Europe se reforme d’un seul bloc, d’un seul tenant franco-allemand comme avant 843. Tout le génie de la Judéo-Britannie consiste à nous mener d’un conflit vers un autre, d’un carnage dans un autre, étripades dont nous sortons régulièrement, toujours, en effroyable condition, Français et Allemands, saignés à blanc, entièrement à la merci des Juifs de la Cité. L’équilibre européen sous la tyrannie anglaise n’est qu’un infini massacre, à répétitions, franco-allemand. Les bêtes du continent doivent toujours être pour la satisfaction anglaise, plus ou moins vidées, sonnées, incapables de s’arracher au joug britannique… Une Europe toujours délirante, brûlante, toujours au bord du coma, voici la force de l’Angleterre. Le conflit franco-allemand est la condition même, l’industrie suprême de l’Angleterre. C’est de la prospérité anglaise toute cuite. Le conflit franco-allemand repousse rituellement de ses cendres. C’est du Phénix. Elle a pas besoin de se cailler l’Angleterre. Chaque génération franco-allemande repique au massacre dare-dare, toujours plus conne, plus cocue, plus combustible, toujours encore plus impatiente de se faire roustir, anéantir dans les embrasements cataclysmiques juifs.
Il me semble que c’est assez net. Je suis pas très partisan des allusions voilées, des demi-teintes. Il faut tout dire ou bien se taire. Union franco-allemande. Alliance franco-allemande. Armée franco-allemande. C’est l’armée qui fait les alliances, les alliances solides. Sans armée franco-allemande les accords demeurent platoniques, académiques, versatiles, velléitaires… Assez d’abattoirs ! Une armée franco-allemande d’abord ! Le reste viendra tout seul. L’Italie, l’Espagne par-dessus le marché, tout naturellement, rejoindront la Confédération. Confédération des États Aryens d’Europe. Pouvoir exécutif : L’armée franco-allemande. Une alliance franco-allemande à la vie, à la mort. Alors ! et seulement alors, ça sera enfin terminé la plaisanterie judaïque millénaire, l’inépuisable croisade humanitaire, démocratique, l’incessante, l’infatigable, boucherie dite libératrice, humanisatrice, salvatrice, rédemptrice. Le Rhin, fosse commune. Ce sera le glas de l’empire britannique, et ce sera pain béni, de la Tyrannie britannique, l’écroulement de l’Empire ! Tant mieux ! Nom de Dieu tant mieux ! La fin du cauchemar. Tous nos malheurs viennent de Londres, de la Judéo-Britannie. Tout seuls Français, et même alliés aux Italiens, nous demeurons ce que nous sommes, les esclaves de l’Angleterre, les enchaînés aux comptoirs britanniques. Alliés aux Allemands c’est autre chose. On file en l’air enfin nos chaînes. L’Angleterre on la déculotte, on la fixe une bonne fois pour toutes. Nous sommes les maîtres de l’Europe. Nous sommes les maîtres de notre destin. Ce qui, soit dit en passant, ne nous est encore jamais arrivé. L’alliance franco-allemande, c’est la puissance judéo-britannique réduite à zéro. Le fond même du problème atteint, enfin. La Solution. Une seule force anti-juive en ce monde, une seule force pacifique réelle : L’armée franco-allemande. Tout le reste n’est que fariboles, babillages, diversions, entourloupes de Juifs. L’armée franco-allemande, quatre cents divisions d’infanterie parfaitement dérouilleuse, résolues. Qui dit mieux ? Quoi bronche ? rechigne ? rebiffe ? récalcitre ? Travaille du sourcil ? Ergote ? Récrimine ? S’oppose ? Relève le gant ? On attend. Que se déclarent les fortes têtes, les grognons, les intraitables… les petits méchants... "
J'hésitais à utiliser la seconde citation, car elle ne donnait pas sa source, mais seulement une date, 1942. Jusqu'à ce que je lise, en 2011, une lettre de Jean Claude Peyrolle au journal Le Monde :
http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2011/04/12/nous-sommes-maures_1505586_3232.html
Voici ce qu'explique Jean Claude Peyrolle (je le cite) :
- [ En 1942, il [Céline] propose propose un article à Robert Brasillach, rédacteur en chef de Je suis partout [le plus influent des hebdomadaires collaborationnistes. Violemment antisémite]« La France actuelle si métissée ne peut être qu’anti-aryenne, sa population ressemble de plus en plus à celle des États-Unis d’Amérique. Mêmes vœux, même politique profonde. Ahuris de partout rassemblés sous commandement juif, plus quelques débris d’indigènes nordiques et celtes à la traine, fondant d’ailleurs, en voie de disparition/… /Le coup de grâce, sans conteste, nous fut porté par la guerre 14-18 : deux millions de morts, plus cinq millions de blessés et d’abrutis par les combats et l’alcool, soit toute la population masculine vaillante (en majorité aryenne bien entendu) lessivée, anéantie. Et parmi ceux-ci certainement tous nos cadres réels, tous nos chefs aryens. /… / Ils ont été immédiatement remplacés au pied levé par l’afflux des arménoïdes, araboïdes, italoïdes, polonoïdes, etc. tous énormément avides, bercés depuis toujours au rêve, dans leurs bleds infects, de venir jouer ici les chefs, de nous asservir, nous conquérir (sans aucun risque).
Une magnifique affaire ! Nos héros 14-18 leur cédèrent sans barguigner leurs places toutes chaudes. Elles furent comblées immédiatement. /… / Les femmes se marient avec ce qu’elles trouvent ! Certes ! Nouvelle floraison de métis ! Quelle comédie ! Quel lupanar ! Ainsi soit-il ! /… /
Les Romains trop métissés se sont donné deux capitales, j’en ferais tout autant. Marseille et Paris. L’une pour la France méridionale, latine si l’on veut, byzantine, « Suralgérique », tout aux métis, tout aux zazous/… /. L’autre pour la France « nord de la Loire » la France travailleuse et raciste, /… /, c’est à tenter. Je crois qu’il est peut-être temps que s’opèrent quelques grandes réformes…

Robert Brasillach hésite à publier l’article. Non que son contenu le choque : il admire la politique raciale du IIIe Reich et poursuit de sa haine les Juifs, le Front populaire et la République. Mais il sait qu’une grande partie de ses lecteurs sont les pétainistes de la zone sud et préfère, tactiquement, ne pas faire paraître le texte.
Céline entre en fureur. Il écrit, à son ami Henri Poulain, secrétaire de rédaction de l’hebdomadaire : « Zone Sud, peuplée de bâtards méditerranéens, de Narbonoïdes dégénérés, de nervis, Félibres gâteux, parasites arabiques que la France aurait eu tout intérêt à jeter par-dessus bord. Au-dessous de la Loire, rien que pourriture, fainéantise, infect métissage négrifié » .
Voilà. La messe est dite. La batardise méridionale est le chaînon manquant entre le nègre, l'oriental, et donc le juif à exterminer... Amusant de voir nombre de publicistes et escrivaillons d'origine méridionale, qui pullulent aujourd'hui à Lutèce, encenser celui qui leur crachait dessus.
Mais, vous l'avez sans doute bien compris, je ne m'étais pas aventuré dans ces marécages nauséabonds car la haine antiméridionale de Céline n'a pas été suivie d'effets, alors que celle contre les Juifs, qu'il partagea avec Brasillach et Poulain, eut les conséquences abominables que l'on sait.