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René Merle. "La République nous appelle", Marianne et les valeurs républicaines. Canevas de la conférence donnée le 13 juillet 2005 à Ramatuelle (Var) dans les cadre des trois journées républicaines organisées par l’Association "La République nous appelle".

 

En cette veille du 14 juillet, notre jeune association La République nous appelle m’a confié l’honneur de vous entretenir des valeurs républicaines, de leurs origines, des espérances sur lesquelles elles se fondent, et de leur mise en pratique. Mon propos n’est pas de vous asséner un cours d’histoire, mais, quitte à être rapide et schématique, de cadrer quelques références afin d’ouvrir la discussion.

Au fond, ce qui m’a été demandé, c’est de formuler en quelques phrases ce que nous ressentons toutes et tous, plus ou moins clairement, à propos de la République et de ses valeurs.

Mais peut-être aussi partageons nous la conviction d’être parvenus à une période charnière : la République, telle que nous la connaissons, et que beaucoup d’entre nous ressentaient comme un acquis définitif, immuable, nous apparaît confrontée à une donne nouvelle dans laquelle et par laquelle cette République connaîtra des mutations majeures.

Je dis bien mutations. Je ne parle pas de mort. Mais comment, en préambule à ce bref exposé, ne pas rappeler que les Républiques sont mortelles ? La première (1792) sera achevée par le coup d’État de Bonaparte, en 1799. La Seconde (1848-1851) périra du coup d’État du second Bonaparte. La Troisième (1870) verra, dans la défaite de 1940, la majorité des représentants du peuple la saborder au profit du Maréchal Pétain et de l’État français. La Quatrième (1944) ne survivra pas au coup de force militaro-politique d’Alger de mai 1958.

Comment ne pas évoquer ici la résistance des démocrates Varois au coup d’État de 1851, ne pas saluer la présence dans cette manifestation de l’Association 1851 pour la mémoire des résistances républicaines, comment ne pas se souvenir de la magnifique journée commémorative de votre voisine La Garde-Freinet, initiée en 2001 par nos amis Rocchia, ici présents, que je salue.

Comment ne pas souligner que dans ces grands basculements, ces grands abandons, tout ou partie, et le plus souvent “tout” plus que “partie” de l’appareil d’État basculait sans état d’âme dans le camp des nouveaux dirigeants....

Mais revenons à la République vivante, et à ce sentiment que nous partageons de façon profondément affective, je dirais même tripale, la conviction que la République est notre bien commun, quels que soient nos métiers, nos âges, nos opinions. Jamais étymologie n’a été plus juste. Res publica. La chose commune, le bien commun...

Pourtant, demain 14 juillet, d’une certaine façon le Peuple sera absent de la célébration. Ce sont des unités de l’armée (dorénavant exclusivement professionnelle) qui défileront devant ceux qui nous gouvernent. Et le peuple sera symboliquement cantonné en spectateur, derrière les barrières des Champs Élysées.

C’est pourtant bien le peuple qui en ce 14 juillet 1789 enfonçait les portes de la Bastille et mettait à bas la monarchie absolue...

Certes, en ce jour qui deviendra celui de notre fête nationale, bien peu d’insurgés savaient ce que signifiait ce mot de “République”, que personne encore ne revendiquait en France. L’immense mouvement populaire de 1789 exigeait au premier chef la fin des privilèges économiques, honorifiques et judiciaires de la noblesse. Sur ce socle s’affirmaient des exigences nouvelles : exigence de la liberté économique, exigence de la liberté d’expression, exigence de la liberté de conscience si chère aux Protestants persécutés et aux Juifs ghettoïsés. Exigence majeure de l’égalité de tous devant la Loi, dont découlait une exigence directement politique : que cette Loi soit faite par les représentants du peuple, et non par un homme au pouvoir absolu...

Les deux mots d’ordre des révolutionnaires de 1789 étaient donc : “Liberté, Égalité”. Ils n’exigeaient pas la disparition de la royauté.

Cette royauté, qui avait par les guerres, les héritages et les alliances bâti la France, jouissait encore d’un immense prestige. Sa force, des générations durant, avait été d’affirmer gouverner dans l’intérêt de tous : le Roi est le père du peuple, il sait et il fait ce qu’il convient de faire, dans l’intérêt général et non pour ses intérêts particuliers. Et sa légitimité vient de Dieu. C’est l’aval de l’Église, c’est le sacre de Reims qui lui donne cette légitimité divine au nom de laquelle il va en principe mettre en œuvre la bonne gouvernance.

Les Révolutionnaires de 1789 ne voulaient pas abattre le Roi, mais c’est cette gouvernance d’un pouvoir absolu de droit divin qu’ils abattaient. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 proclamera que les hommes sont libres et égaux en droit. Elle ne le proclamera pas au nom d’une religion, mais au nom de la morale naturelle, au nom du droit naturel tel que l’avait affirmé la philosophie des Lumières.

Dorénavant, dans la monarchie constitutionnelle qui naît en 1789, la bonne gouvernance sera doublement assurée : les lois seront faites par une Assemblée nationale, élue par le peuple français, puisque le pouvoir législatif émane de la volonté populaire. Et ces lois seront mises en application par le pouvoir exécutif, assuré par le Roi est le maître. Le Roi devient en quelque sorte l’équivalent du président actuel, mais un président héréditaire.

Liberté, égalité...

Le nouveau pouvoir aurait pu ajouter : "propriété". Car dorénavant les citoyens sont divisés en “actifs” et “passifs”. La moitié d’entre eux, les “passifs”, faute de propriété ou faute d’atteindre un seuil d’imposition, sont exclus du vote et de l’élection. Je dis bien les citoyens. Car qui à l’époque aurait, je ne dis même pas demandé, mais seulement envisagé que les femmes puissent voter... Quant aux esclaves des colonies, la liberté n’est pas pour eux, et les gros négociants du bois d’ébène, bordelais et nantais, peuvent dormir tranquilles.

Et si “Liberté” implique liberté d’exprimer ses opinions, de se réunir pour en parler (Clubs,e etc), elle implique aussi la liberté de jouir de sa propriété sans entraves, de la mettre en valeur, y compris, au grand dam de l’Église, le dimanche. Cette liberté de jouissance entraîne fort logiquement l’interdiction des “coalitions” : grèves ou syndicats, qui pourraient porter atteinte à la liberté de la propriété patronale.

Comment se justifie cette division entre citoyens “actifs” et “passifs” ? Là encore c’est la notion de bonne gouvernance qui a joué. Seuls les Français à même de gérer en toute responsabilité leurs biens sont jugés aptes à prendre en compte raisonnablement les intérêts de la nation.

Ce régime de monarchie constitutionnelle aurait pu tenir, il n’a pas tenu. Les privilégiés, les aristocrates, se sont accrochés à leurs privilèges, et le Roi s’est rangé de leur côté. L’appel aux puissances étrangères pour sauver l’ancien régime a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le 10 août 1792, les Fédérés marseillais et bretons, unis aux Sans-Culottes parisiens, prennent le palais des Tuileries, le roi est emprisonné, la République est proclamée.

Mais de quels modèles pouvait s’inspirer cette République ? De la grande république américaine, dont la structure fédérale pyramidale, fondée sur les autonomies locales et étatiques, équilibrait tous les pouvoirs d’un contre-pouvoir efficace ? Des micro-états suisses où la démocratie directe réunissait les électeurs hommes sur la place publique ?

La voie française sera différente. En fait, elle va remplacer le pouvoir du Monarque unique par un souverain collectif, le Peuple français, représenté par ses députés, chargés en commun de faire la Loi, de choisir et contrôler le gouvernement (pouvoir exécutif).

Le symbole officiel faisait de cette République une femme majestueuse, armée d’une pique et coiffée du bonnet phrygien. Mais le peuple, le petit peuple, va aussitôt l’appeler Marianne, cette Marianne qu’avait lancée la chanson occitane du sans-culotte tarnais Lavabre.

- René Merle - Marianne (Conférence)

Quel symbole : une femme, et une femme du peuple... On ne saurait mieux dire que les temps avaient changé. Car cette fois le Peuple ne se contentait plus de frapper à la porte.

En 1793, sera adoptée la Constitution de l’An I. Les Français sont enfin libérés, définitivement, de toute entrave féodale. Les esclaves sont libérés. La République est proclamée le bien de tous, et donc tous voteront (je dis bien “tous” : hélas, seuls encore les hommes votent, même si Marianne est une femme...).

Ce suffrage universel masculin implique que tous ont droit à l’instruction, que tous aient accès à la langue nationale, afin d’être des citoyens responsables dans leurs choix, des citoyens non manipulables par les notables. Pour la première fois est envisagée la création par l’État d’une éducation nationale pour tous.

Par là même, cette République pose les premiers fondements de la Laïcité : l’état-civil est enlevé au clergé, confié aux communes. Et il en sera de même de l’éducation nationale.

Cette République jacobine soulève a pour fidèles soutiens la masse populaire des Sans Culottes, petits et moyens propriétaires de l’artisanat et de l’agriculture. Ils voient en elle la réalisation prochaine des idéaux rousseauistes, une République permettant dans l’égalité le maintien de la propriété ou l’accession à la propriété de ceux qui vivent de leur travail. Et à partir de là, à chacun selon son travail et ses mérites...

Mais cette République pose aussi les premières bases de ce que les générations suivantes appelleront “Solidarité”, en lieu et place de “Charité”. Si, comme le dit l’article 16 du préambule de la Constitution de 1793, “Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie”, la République a pour mission le bonheur de tous :

“Article 21. Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d’exister à ceux qui sont hors d’état de travailler”.

Ainsi se lève l’espérance d’une République qui assurera le droit au travail, la sécurité devant la maladie, devant la vieillesse. Dorénavant, la pauvreté n’est plus considérée comme une fatalité ou comme le résultat d’une défaillance personnelle, dont le traitement, qui ne saurait être assuré par la collectivité nationale, est renvoyé à la charité ecclésiastique.

Dans l’urgence des périls, la guerre civile et l’invasion étrangère, cette Constitution ne sera jamais appliquée, et dès 1794 reviendra le règne des citoyens actifs, des propriétaires, qui finalement s’en remettront à Bonaparte... Et à la chute de Napoléon, de 1815 à 1848, sous la Monarchie revenue, mais flanquée d’une assemblée, ce seront seulement les plus riches seulement, quelques milliers par département, qui auront le droit de vote... Et Marianne sera l’espérance. L’espérance tant de ce courant sans-culotte évoqué précedemment, que celui de couches sociales nouvelles, cette classe ouvrière qui naît dans l’exploitation et la douleur.

En 1848, le peuple reprend ses droits, comme disaient les Démocrates du temps. Et un des premiers actes de la Seconde République est l’instauration du suffrage universel (masculin). Sa mise en application voit dans un premier temps triompher l’influence des notables conservateurs sur un peuple encore non initié à la démocratie. Mais bien vite se manifestent les aspirations à une République à la fois démocratique et sociale. La devise de la République, reprise de 1792, affirme “Liberté - Égalité”. Mais on y ajoute “Fraternité”.

Cette fraternité, dont on espérait qu’elle permettrait un règlement humain de la question sociale, est balayée dès 1848 par un terrible affrontement de classe et l’écrasement dans le sang des revendications ouvrières. Dorénavant, la République conservatrice se méfie du peuple où progressent les idées démocrates - socialistes. Le suffrage universel (masculin) est amputé au détriment des pauvres et des ouvriers. Et le président de la République, Louis Napoléon Bonaparte, mettra fin par un coup d’État (2 décembre 1851) à la courte existence de cette République qu’il était censé défendre.

La première République ne connaissait qu’un régime d’assemblée. La Seconde s’était dotée d’une constitution qui d’une certaine façon est la matrice de la constitution actuelle : une assemblée législative élue dans les départements par les citoyens, un président disposant de la totalité du pouvoir exécutif, élu directement et au suffrage universel (masculin). Ce président n’avait pas le droit de se représenter. Il le prendra par ce coup d’État...

Une de ses premières mesures sera de rétablir le suffrage universel masculin. Non pour permettre au peuple de décider, car l’Empereur sera tout puissant, au nom de la Bonne Gouvernance qu’à son tour il est censé détenir, mais pour justifier cette toute puissance d’un aval populaire. On entre alors dans une nouvelle étape, qui n’est pas terminée : celle qui ne remettra pas en cause le suffrage universel, mais, par la prise de possession des cerveaux et des âmes, sinon par la pression autoritaire, de l’induire, de le manipuler, de le déterminer, de l’amener à choisir ce que le pouvoir souhaite qu’il choisisse.

La réponse de la Troisième République, dans sa phase enfin vraiment républicaine des années 1880, sera de concrétiser les promesses de 1793 : la naissance et la généralisation d’une éducation nationale gratuite, obligatoire et laïque avait, entre autres objectifs, celui de permettre aux Français d’acquérir les moyens de se former à la citoyenneté. Et la loi de séparation des Églises et de l’État, en 1905, devait permettre de renvoyer positivement à la sphère privée les convictions religieuses, tout en leur garantissant pleine liberté d’exercice.

Certes, exalter légitimement le rôle intégrateur et citoyen comme l’énorme ascenseur social qu’a été cette école laïque n’interdit pas de mesurer son rôle de mise en condition idéologique. Pour ne prendre qu’un exemple, il a pu ainsi apparaître comme naturel de refuser aux peuples colonisés par la République française l’application des valeurs pour lesquelles les républicains français avaient tant combatu...

La République était belle dans les espérances des années de lutte, sous le Second Empire. Sa réalisation, à partir de 1871, n’a pas toujours correspondu à ces espérances. La grande espérance d’une république démocratique et sociale que portaient depuis longtemps les courants “sans-culottes” radicaux, va rencontrer dorénavant des courants socialistes bien plus exigeants à l’égard de Marianne. Au point de s’en détourner quand elle opposait la troupe aux revendications ouvrières, et de nourrir parfois des entreprises anti-parlementaristes comme celle du général Boulanger.

Bien plus que la provisoire "Union sacrée" de 1914, il faudra la rencontre dans la lutte commune contre la menace fasciste, en 1934, puis le grand mouvement d’espérance sociale du Front Populaire, pour réconcilier définitivement le drapeau rouge et la République. Mouvement prolongé, dans le combat de la Résistance, par le programme du C.N.R et les conquêtes décisives de la Libération : suffrage universel (masculin et féminin), sécurité sociale, amélioration du droit du travail, développement des services publics, nationalisations, prolongation et généralisation de la scolarité, etc.

L’enlisement de la Quatrième République dans les guerres coloniales, le drame algérie succédant au drame indochinois, aboutiront à la naissance de la Cinquième République qui, avec l’institution d’un Président bientôt élu au suffrage universel et tout puissant maître de l’excécutif, reprenait les dispositions de la constitution de la Seconde République. Au risque de voir cette fonction quasi monarchique (mais non héréditaire !) passer dans les mains de médiocres ou d’ambitieux...

Mais le problème des institutions de la République, ravivé encore par un passage du septennat au quinquennat, aussi important qu’il soit, n’est-il pas d’ores et déjà dépassé par la nouvelle donne européenne ?

Quitte à être provoquant, ne peut-on pas se demander si nous sommes encore en République ? À considérer nos nouveaux timbres postes, où le profil de la Marianne n’est plus accompagné de la mention "République française" mais de la seule mention "France", nous sommes devenus une des composantes nationales de la nouvelle Union européenne, dont chacune ici, qu’il ait voté Oui ou Non, sait que dorénavant le pouvoir procède d’une représentation qui n’est que très indirectement celle des peuples européens, mais bien plutôt celle de délégués des gouvernements et de technocrates.

Que vous ayez voté Oui, que vous ayer voté Non, vous n’avez pas pu ne pas remarquer à quel point l’engagement pour le Oui a été le fait non seulement des partis dits de gouvernement, mais de l’immense majorité des médias, presse écrite, radios, télés, avec l’appui d’innombrables "Intelligents" ou autoproclamés tels ("spécialistes, observateurs, artistes, etc etc). Votre conseiller général soulignait à juste titre, hier, lors de l’inauguration de nos journées, cette distorsion majeure entre le choix des représentants du peuple et des "élites", d’une part, et celui majoritairement du peuple d’autre part. Or, c’est au nom de la "Bonne gouvernance", une fois de plus, que représentants et "élites" affirmaient, et affirment encore, qu’eux savaient ce qu’il convenait de faire, alors qu’un peuple mal éclairé et "populiste", ringard, chauvin, etc., ne savait pas... À se demander presque si dans leur désillusion du 29 mai, certains n’allaient pas exiger l’institution d’un permis de voter à l’image du permis de chasse, et une mise en tutelle électorale de ces "mauvais" citoyens...

Ainsi, avec une force rarement ressentie depuis longtemps, la question de la Bonne gouvernance s’est posée à l’ensemble des citoyens. Leur participation, leur intérêt, leurs discussions, montrent à quel point notre peuple, que l’on disait grandement éloigné de la vie politique, s’est interrogé dans sa responsabilité citoyenne.

Que vous ayez voté oui, que vous ayer voté Non, vous ne pouvez pas manquer dorénavant de vous poser ces questions :

Serions-nous ringards, serions nous nationalistes en défendant des valeurs dont les espérances et les luttes de tant de générations nous ont fait bénéficier ?

Est-il ringard ou nationaliste de penser que les valeurs de laïcité, de solidarité sociale peuvent être des valeurs universelles ? Serions-nous anti-européens en l’affirmant ?

L’histoire là encore nous offre un sujet de réflexion qui nous concerne au premier chef, nous Provençaux. Contrairement à ce que l’on peut lire souvent, la Provence n’est pas devenue française en 1481, elle s’est unie à la France comme “un co-État”, et jusqu’en 1789 le Roi de France n’était souverain ici que parce qu’il était Comte de Provence. Mais il n’a jamais existé de courant séparatiste chez les Provençaux, parce que l’union à la France apportait sous le règne des Rois un affaiblissement considérable des pouvoirs féodaux, et qu’ensuite l’adhésion à la Nation, manifestée en 1790 par la grande fête de la Fédération, était garante de progrès politiques et sociaux. Il n’en est pas allé de même, par exemple, chez nos amis catalans, dont l’adhésion à l’autonomisme était protestation contre un état espagnol archaïque, brutalement autoritaire. Comment ne pas penser qu’ajourd’hui l’adhésion ou la non-adhésion des peuples à l’idée européenne procèdera au premier chef de ce que l’Europe leur apportera concrètement au plan des valeurs de progrès, de bien-être, de solidarité sociale ?

René Merle, Président d’Honneur de l’Association "La République nous appelle".