Sur la nature du FN, mon opinion est depuis longtemps faite. Je l’avais donnée dans Libération en 1998, à un moment où le vote FN n’apparaissait que comme un épiphénomène, limité à quelques régions, et particulièrement à la région PACA.
« La Droite extrême enracinée en région Provence-Alpes-Côte d’Azur »
http://merlerene.canalblog.com/archives/2014/08/10/31799467.html

De l’eau a évidemment passé sous les ponts.
Dans l’avalanche de textes relatifs à l’implantation désormais nationale du FN, et à la nature de ce mouvement, je retiens en particulier l’article de Jacques Julliard publié dans Marianne là la veille du du second tour des élections départementales.
« Une défaite de l’intelligence ».
http://www.marianne.net/defaite-intelligence-100232422.html

Jacques Julliard est de ceux dont on ne saurait négliger l’avis.
Je me retrouve assez dans son propos sur la nature actuelle du FN, sans pour autant dédouaner ses électeurs, fussent-ils comme il le dit ouvriers et paysans...
Et je trouve naturellement pertinente l’interrogation qu’il point sur l’avenir de la Gauche. Mais pourquoi, comme il le fait dans sa conclusion, faire porter sur le Front de Gauche la responsabilité de l’actuelle désunion ? Alors qu’il est de la responsabilité historique des dirigeants socialistes de cesser de considérer les autres formations de gauche seulement comme d’occasionnelles roues de secours électorales.  Il est suicidaire de  persister obstinément dans la même politique négative et de culpabiliser ceux qui la refusent.