Eh bien, ça n’a pas trainé ! Drivé par François Hollande et les conseillers français, Alexis Tsipras a proposé à l’UE ce qu’il faut bien appeler une capitulation, en échange d’une aléatoire mais indispensable restructuration de la dette.
Ainsi semblent se réaliser les prévisions les plus pessimistes du KKE (Parti communiste grec) qui avait refusé de participer au scrutin en dénonçant l’impossibilité de mettre fin à l’austérité dans le cadre des oukases européens. La Troïka veut mettre la Grèce à genoux, pour signifier aux peuples qui pourraient en être tenté qu’on ne brave pas impunément sa dictature.
Cependant, rien n’est encore joué, le débat au parlement grec cet après-midi et les jours qui viennent permettront sans doute d’y voir plus clair.
En attendant je redonne ici un billet que j’avais publié sur ce blog le 1er mars 2015, et qui me paraît plus que jamais d’actualité :
http://www.canalblog.com/cf/my/?nav=blog.manage&bid=1290174&pid=31522252

« Comment mettre fin à une expérience de gauche qui ne dispose que d’une majorité relative (3) – la Grèce

Comment mettre fin "en douceur" ? Et bien, en l’étranglant financièrement le plus démocratiquement du monde. C’est le cas de la Grèce aujourd’hui, où il semble bien que Syriza, le dos au mur malgré une négociation courageuse, soit contraint (e ?) de passer sous les fourches caudines de la Troïka (FMI, BCE, Commission européenne), au grand plaisir du vrai maitre de l’Europe, le cynique attelage allemand (chrétiens démocrates – sociaux démocrates), avec l'aval de notre président et du commissaire socialiste européen Moscovici.
Sans lire dans le marc de café, on peut imaginer que ces maitres de l’Europe imaginent (espèrent ?) que, profitant de la désillusion populaire,  la majorité qui n’a pas voté à gauche opèrera en Grèce une de ces révolutions dites « de couleur », que les Occidentaux et particulièrement les USA ont su si bien susciter dans les pays de l’ex-bloc soviétique… Révolution qui serait d’ailleurs gratifiée d’un rapide allègement de la fameuse dette, tout étant bien qui finit bien. »