paca

La torpeur estivale n’a été guère favorable aux spéculations électorales.
Cependant, des blogs amis, et des amis passionnés, m’informent de la situation dans telle ou telle nouvelle région de l’Hexagone, en s'interrogeant en particulier sur les alliances à géométrie variable qui se nouent ou peuvent se nouer à "la gauche de la gauche".
Mais de mon côté, sans sous-estimer l’importance des élections régionales (compte tenu des attributions et responsabilités des conseils régionaux), je n’arrive pas (encore ?) à me passionner pour l’échéance de décembre.
Dans « ma » région en tout cas, une région qui n'a pas été modifiée par le charcutage récent, les jeux semblent presque faits.
Le FN et la Droite au coude à coude. Le FN semblait même en tête avant la menace de listes dissidentes fidèles au Père fondateur…

Un PS à la dérive, mais qui compte bien recevoir au second tour l’apport du Front de Gauche et des écologistes, dont on ne sait encore s’ils feront liste commune ou séparées au premier tour.
Dans ce cas, en gros selon les sondages (mais que valent des sondages en l’absence de données définitives de candidatures ?) le sprint final verrait s’affronter trois listes représentant chacune dans les 30 % des votants.
Mais que d’inconnues !
Quid par exemple de l’abstention ?
Quid du « réflexe républicain » à droite face au FN, quand on sait quelles porosités existent entre la droite régionale et ce FN méridional, plus fidèle à ses origines, plus traditionnaliste catholique, plus Algérie française, plus Français de souche, et donc quelque peu différent du FN « nordiste » plus braché sur la question sociale ? Et, à partir de cette différence, quid des craquements au sein du bloc bleu Marine et des éventuelles listes dissidentes ? Quid, quand au retour aux sources, de la donne personnelle de la candidate, inscrite à la fois dans la fidélité familiale et dans la fidélité politique ?
Quid encore de l’attitude des élus FdG qui ont cogéré la région avec les socialistes et qui ont pu prendre goût aux délices de la cogestion?
Quid de l’attitude des électeurs FdG que l’on inviterait à voter socialiste au second tour après avoir condamné la politique du gouvernement au premier tour ? D’autant que la tête de liste socialiste, maintenant connue (Christophe Castaner), était rapporteur de la loi Macron…

Bref, dans l’immédiat, le FN, même fracturé, a le vent en poupe, mais la droite pense bien quand même ramasser la mise…
Triste fin du Midi rouge…