libé migrants

(Libération, 3 septembre 2015)

Dans une indifférence qui rappelle l’indifférence (pour ne pas dire plus) de nos Bien Pensants de 1939 devant l’exode des Juifs allemands et l’effroyable retirada des populations républicaines espagnoles, le flot déferle.

Avec, sucre sur le gâteau, les larmes des dits Bien Pensants devant le cadavre du petit noyé. Ces mêmes Bien Pensants (de la droite à la gauche dites de gouvernements) qui, nonobstant Chirac, ont approuvé l'intervention de Bush en Irak, puis celle de notre gouvernement d’alors en Lybie. Ces mêmes Bien Pensants qui ont encouragé le chaos total dans le Moyen-Orient. Et qui se permettent aujourd’hui de jouer aux innocents vainement charitables.

On ne peut que frémir en pensant à ce que le drame actuel annonce comme cataclysme, dont nous (j’entends nous populations européennes) ne serons plus seulement spectateurs mais participants et victimes…