cf. « Du fatalisme révolutionnaire »
http://merlerene.canalblog.com/archives/2015/08/11/32552149.html

 

Je n’ai donné dans l’article précédent le point de vue de Gramsci sur la Révolution et le maximalisme que pour revenir sur cette propension qu’ont certains à considérer que du pire peut naître le meilleur. Ainsi en a-t-on vu jadis imaginer que l’accession de Mussolini ou de Hitler au pouvoir pouvait être un facteur de conscientisation révolutionnaire des « masses » : « quand les gens auraient goûté à ce régime, ils se révolteront enfin… ». Et aujourd’hui il m’arrive d’entendre des amis proclamer qu’ils ne choisiront pas si l’injustice du système électoral ne leur permettait pas de soutenir leur candidat dans un sprint final, et que, ma foi, l’avènement de la droite la plus dure, voire de l’extrême-droite, sortirait enfin « les gens » de leur torpeur… « S’ils veulent la trique, ils l’auront, et comme ça ils comprendront leur douleur… » Ceci dit, naturellement, après quelques verres de rosé dans la tranquillité de la « démocratie bourgeoise »… Et, je n’en disconviens pas, sous le grand sourire de papa François qui compte bien qu’un coup de reins républicain s’imposera s’il demeure en lice contre la Dame à la bannière bleue… Mon Dieu ( ?), mais dans quels pièges te complais-tu à nous coincer !!!