Ces quelques lignes de commentaire…à un commentaire de Gérard Frétellière répondant à Jean-Paul Damaggio, ne prennent leur sens qu’après la visite des trois articles suivants, et qu’après la lecture de la réponse de J.P. Damaggio.

 Robert Redeker et Boualem Sansal
http://viedelabrochure.canalblog.com/archives/2015/11/17/32942322.html

 Les empires ont du mal à mourir
http://viedelabrochure.canalblog.com/archives/2015/11/15/32934759.html

 Des peuples plus religieux ?
http://viedelabrochure.canalblog.com/archives/2015/11/16/32936357.html

 « J’ai lu avec grand intérêt les deux articles de Jean-Paul et les commentaires de Gérard Fretellière, et pour l’essentiel j’en partage les analyses.

Je me permets de formuler une interrogation à partir de la remarque de Gérard F., que j’approuve, pointant le fait que les peuples des pays évoqués ne pouvaient pas se tourner « vers les communistes qui, peu ou prou, ont collaboré avec ces régimes au départ révolutionnaires (et qui ont, souvent été, ensuite, broyés) ».

Ce qui m’interroge justement, c’est, dans certains pays musulmans (pas tous), cette implantation forte et populaire de partis communistes, dont l’influence dépassait largement les cercles intellectuels ou/et petits bourgeois occidentalisés et les milieux chrétiens. Cette implantation montre qu’il n’y avait pas chromosomiquement un refus du laïcisme communiste dans des populations ancestralement pénétrées par l’Islam sunnite ou chiite. C’est bien pourquoi, me semble-t-il, les différents clans au pouvoir dans ces pays, quelle que soit leur orientation, ont radicalement traité le problème en exterminant les communistes : les sbires du shah puis ceux de l’état islamique ont liquidé physiquement le parti Toudeh ; les laïques baassistes de Syrie et d’Irak, prosoviétiques, ont liquidé physiquement « leurs » communistes, cependant que l’URSS détournait pudiquement les yeux ; de même qu’en Indonésie les milices islamiques ont été le bras armé du massacre des communistes et apparentés, sur ordre du pouvoir pro-« occidental ».

Je ne sais ce qu’il adviendra de l’utopie théocratique totalitaire de l’Abistan, évoquée par Boualem Sansal dont Jean-Paul parlait dans un article précédent. Mais il me paraît certain que son éventuel avènement, par combattants fanatiques du califat et/ou par héritiers auto-proclamés des précédents califats (Arabie, Turquie), a pour lointain préalable, bien avant le remplissage du vide créé par le chaos actuel, la liquidation de ceux dont l’idéal unissait laïcité et justice sociale bien plus que fidélité inconditionnelle à l’URSS. »