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Ne nous joignons pas au chœur des pleureuses, effondrées de ne pas voir leur candidate sur le podium. On sait qui elle était, et ce qu’elle représentait. Comme l’écrit Danielle Bleitrach sur son blog, la bonne nouvelle c’est qu’Hillary Clinton soit battue, la mauvaise c’est que Trump soit élu. Oui, vraiment mauvaise.

Pour autant, il demeure quelques consolations.

La première, même si elle nous attriste, est ce constat des observateurs dépités : la classe ouvrière a voté pour un milliardaire dont elle a pensé qu’il serait son défenseur. Ce qui signifie à tout le moins que, même aliénée, il existe une classe ouvrière, avec sa spécificité, sa culture et ses convictions, ce dont semblaient jusqu’ici douter nos chers observateurs…

La seconde est que, même si Bernie Sanders le « socialiste » (à l’américaine) n’a pas réussi à toucher cette classe ouvrière, il a su et pu rencontrer les attentes et l’énergie d’une jeunesse, majoritairement étudiante, grandement porteuse d’avenir.

La troisième est que, si le mode de scrutin étatsunien ne le prend pas en compte, la majorité de ceux qui ont voté n’ont pas choisi Trump, et ils ne sont pas contents.

Dans la foulée de la précédente, la quatrième consolation est que, dans la marqueterie américaine, certains états de la côte Ouest, voire de la côte Est, sont au bord d’une dissidence aux conséquences incalculables.

Bref, l’affaire n’est pas dans le sac.