caganer

El cagador, santon catalan...

J.-L. Mélenchon fait une bonne campagne, et j’apprécie souvent ce qu’il dit.
Mais cette bonne campagne risquait de capoter faute de parrainages dont le nombre patinait bien en dessous de la barre.
Le candidat virtuel s’en sortait en répétant ce qu’il avait déjà dit en 2016 :
« Il vaut mieux être seul que mal accompagné ». 
Intervenant à Rome ce week-end sur la politique étrangère, il a annoncé qu’il venait enfin d’obtenir les 500 signatures.
Du constat général des observateurs politiques, l’apport décisif a été celui d’élus communistes que la direction gelait quelque peu, tant les relations sont difficiles entre le PCF et La France insoumise, particulièrement au sujet des législatives à venir.
Comme la retraite me retient peut-être plus qu’il est nécessaire devant la télé, pourquoi ai-je dû entendre deux dirigeants de La France insoumise, membres éminents de la garde rapprochée du Líder maximo, traiter dédaigneusement cet apport, sans le moindre remerciement, et déclarer que, ma foi, ils s’en seraient aussi bien sortis sans lui.
Puis-je me permettre de leur rappeler le proverbe provençal que j’ai si souvent entendu dans la bouche de mes anciens :
Faï de ben à Bertrand, té lou rendé en caguant !  [1]


[1] amis lecteurs adeptes de la graphie occitane, ne vous courroucez pas, mes anciens ignoraient totalement votre graphie, et pour cause, elle n’existait pas encore…