Dans une vidéo désormais virale, l’on voit J.L Mélenchon envoyer brutalement dans les cordes un journaliste particulièrement collant, et terminer par quelques insultes off :
http://actu.orange.fr/politique/agace-jean-luc-melenchon-insulte-un-journaliste-magic-CNT000000F9AYx.html

Que le candidat confirme une fois de plus son caractère explosif ne regarde que lui, et ses conseillers en communication. Je ne me joindrai pas au chœur des Belles Âmes qui, depuis, pointent la dangerosité d’un candidat à une fonction suprême qui exige évidemment mesure et sang froid.

Non, ce qui m’a énormément gêné, c’est qu’en renvoyant ce journaliste parasite à la solennité du lieu où il venait d’écrire une nouvelle page historique de ses campagnes, la place de la République, c’est que  J.L. Mélenchon a fait référence, et  révérence, au Général de Gaulle qui, sur cette même place, le 4 septembre 1958, avait appelé les Français à voter OUI au référendum instituant la Ve République.

En 1958, j’avais 22 ans, et je ne peux oublier les milliers de manifestants communistes, opposants tenus à l’écart de la place, et qui furent sauvagement matraqués et dispersés par une police aux ordres, aidée par les nervis gaullistes. Cependant que les dirigeants socialistes appelaient à voter OUI et entraient au gouvernement de Gaulle.

Je ne sais pas si c’est l’inconscient socialiste ou bonapartiste refoulé du candidat qui s’est ainsi exprimé, ou si la filiation gaulliste de l’homme providentiel apparaît un argument porteur à notre Líder maximo. Dommage. 

Avant le débat télévisé de lundi, je savais qu’il y aurait au moins trois des présents pour lesquels je ne voterai pas au premier tour, MM. Fillon et Macron, Mme Le Pen. J’aimerai que M.Mélenchon ne continue pas par ses foucades à m’inciter à dire qu’il y en aurait quatre. Ce qui serait trahir bien des espérances qu’il doit dorénavant assumer.