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Tableau de Jérôme Bosch, « L’Escamoteur » (encore désigné comme « le Bouffon » et « le Prestidigitateur ».

Le débat télévisé de lundi soir entre les 5 grands, renvoyant les sous-candidats et leurs sous-électeurs à leur néant, et les commentaires qui l’ont précédé, accompagné, et poursuivi (il faut bien que les journalistes politiques vivent) m’a renvoyé à l’antique allégorie platonicienne de la caverne, familière à tout élève de philo : des hommes enchaîné dans une caverne, qui ne connaissent du monde que le faible rayonnement et les faibles sons qui parviennent jusqu’à eux ; ils ne voient que les ombres projetées par leur feu sur les parois de la caverne. Malheur à qui parviendra à quitter le caverne : ébloui par la lumière il risque de ne pas percevoir la réalité extérieure, et, si à force d’accoutumance il y parvient, il ne doit pas retourner auprès de ses semblables qui ne le croiront pas, et peut-être le mettront à mort.

Malheur à qui sortirait de la caverne et retournerait dire aux siens qu’au delà des paroles vaines, des promesses faciles, des constats le nez sur la vitre, il y a la crise fatale d’un capitalisme en mutation, crise à laquelle il conviendrait de répondre par la transformation radicale des moyens de production et d’échange…