Heureuse de la courte victoire de son poulain, ex grand argentier, la Bourse a remonté hier. Les affaires reprennent.
Cependant, bien des commentateurs, qui avaient pour notre jeune « apolitique » les yeux de Chimène, commencent à se faire du souci : une jubilation de potache venant de réussir l’examen, pouce levé et V de la victoire, une victoire fêtée imprudemment par anticipation dans un quant-à-soi de caste, un discours creux, narcissique et sans hauteur de vue…
En cette soirée électorale, tout ceci contrastait singulièrement avec la gravité de la situation nationale et internationale.
Et cette vacuité ne pouvait qu’interroger sur la façon dont la créature, trop fidèle à ses maîtres ou peut-être leur échappant, allait, du haut de ses 24%, rassembler et gouverner une France électoralement coupée en quatre, voire en cinq. Et comment le candidat des bénéficiaires de la mondialisation allait apaiser une France sociologique dangereusement clivée ?
En tout cas, une chose est certaine : M.Macron compte bien mettre en œuvre, sous couvert de « modernité », un programme ultra-libéral, au risque de grandes désillusions politiques et de grandes secousses sociales.
De ce côté, les lendemains immédiats ne chantent guère, sinon le Walk in de M.Macron. Les élections législatives vont-elles confirmer ou infirmer cette nouvelle donne ?