Unknown

Au temps de la Monarchie, on ne choisissait pas le successeur du roi défunt. Quels que soient ses mérites, quelles que soient ses limites et ses tares, l’héritier était héréditairement désigné.
C’est désormais l’affaire du peuple souverain. Et, quand le peuple souverain a tranché, c’est au Monarque de gouverner.
Le Roi est mort (enfin, parti avec une très bonne retraite), Vive le Roi !

Cet après-midi, malgré un superbe soleil, j’ai dû rester chez moi à cause d’un pied qui m’abandonne un peu et des bobos adjacents. Et j’ai donc suivi en direct l’annonce de la nomination du nouveau gouvernement monarchique : sous l’autorité d’un homme de droite, va œuvrer un salmigondis de socialistes « modernes », de centristes du Modem, de représentants de la droite, et d’obligés de la première heure, le tout saupoudré de quelques belles prises de guerre écologique, médicale, culturelle ou sportive…

Sans doute une partie des électeurs du  Président Macron y trouveront leur compte, puisque cette donne était annoncée et qu’elle leur agréait.
Sans doute, une bonne partie des électeurs de droite qui ont préféré Macron au FN se trouveront gratifiés d’échapper à la dominante « de gauche » qu’ils appréhendaient.
Sans doute ne seront pas vraiment ravis les électeurs de gauche et d’extrême gauche qui n’ont voté Macron que pour écarter l’épouvantail si obligeamment monté depuis trente cinq ans.

Mais bon, c’est au pied du mur que l’on voit le maçon, et attendons les actes de ce nouveau gouvernement avant de juger. Mais je souhaite de tout cœur que ces électeurs « par défaut » n’aient pas bientôt l’occasion de se dire, comme dans la comédie de Poquelin :
« Vous l’avez voulu, vous l’avez voulu, George Dandin, cela vous sied fort bien, et vous voilà ajusté comme il faut ; vous avez justement ce que vous méritez… ».

Autre chose, à propos de J.L-Mélenchon. Je crains que pas mal de ses électeurs, de sensibilité communiste, ne se disent également : « Vous l’avez voulu, vous l’avez voulu, George Dandin, cela vous sied fort bien, et vous voilà ajusté comme il faut ; vous avez justement ce que vous méritez… », quand la presse leur révèle les mots de leur candidat adressés à ses partenaires communistes : « Vous êtes la mort et le néant… »

Je n’ai aucun conseil à donner à Mr Mélenchon, et encore moins à Mr Macron. Je souhaite seulement qu’ils n’agissent pas comme si la totalité des suffrages qu’ils ont obtenus (et dont ils peuvent légitimement se satisfaire) leur appartenaient et leur donnaient blanc-seing. Sinon, attention aux retours de bâton, car les élections législatives approchent. De ces élections, comme je le disais dans un récent billet, je ne parlerai pas et garderai pour moi mes jugements et mes choix.
Il y a suffisamment à lire sur ce blog pour que je ne le charge pas de propagande électorale.