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La Seyne en 1631 - le quartier est celui le plus à droite. 

Je ne suis pas grand adepte des anniversaires, mais, en ces derniers jours de mai, j’ai repensé, comme chaque année, à ce jour de mai 1969 où, alors que je skiais aux Grands Montets, à Chamonix, une annonce par haut-parleur m’avait intimé de me rendre à l’accueil de la télécabine. Et là un gendarme m’apprenait la mort de mon père, maire de La Seyne, foudroyé par un malaise sur le port. Il avait 58 ans.
Deux ans auparavant, il donnant à une société d’histoire locale cette conférence que j’ai publiée sur mes blogs précédents, et reprise sur celui-ci :
« Souvenirs d’un petit Seynois »
http://merlerene.canalblog.com/archives/2017/03/31/35131795.html

Il traitait de sa vie dans le quartier le plus populaire, le plus ouvrier de La Seyne, dans les années de son enfance, entre 1911 et 1920…
J’y suis né aussi, chez mes grands-parents, à l’angle de la rue Victor Hugo et de l’avenue Gambetta. Et j'ai bientôt 81 ans, si loin (à tous points de vue) de la matrice originelle...

Avec douleur et résignation, j’ai relu récemment ce texte paternel comme un message venu d’un monde inconnu, ou disparu, comme vous le voudrez.
Et c’est en pensant à cela que j’ai écrit ce billet :
« Retour au quartier natal »
http://merlerene.canalblog.com/archives/2015/07/12/32339461.html

Je me dispense, et je vous dispense, de tout préchi-précha. À chacun ses antécédents, que d'aucuns appellent racines, auxquelles appliquer le terme de "fidélité" ne saurait être qu'hypocrisie, s'il implique un déterminisme, mais qui pourrait prendre un sens plus positif, s'il inscrit les monades sans passé ni futur que nous sommes devenues, dans un éclairage du monde, qui n'est pas celui que nous aurions aimé voir advenir...