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Aéroport Charles De Gaulle. 

Junior descendait l’escalator, sérieux comme un pape. En repérant la blondeur de sa mère, il fit un petit signe décent, comme s’ils s’étaient seulement quittés la veille. Bien que conçu par un homme fantasque et exubérant et une femme à la spontanéité populaire et joyeuse, Junior n’avait jamais été d’un naturel démonstratif, et sa mère avait appris depuis longtemps, au contact du fils, à se contrôler. 

La mère et le fils s’embrassèrent donc sur les deux joues, sans autre effusion, comme si se voir et se toucher n’ajoutait rien au rituel communicatoire des coups de fil et autres e-mails qui avaient accompagné le séjour américain.

- Tout va bien, mon chéri ?

- Tout va très bien.

Tout ne pouvait qu’aller bien. Avec Junior, la situation était toujours sous contrôle. Tout allait encore bien, ou presque, pendant qu’ils attendaient les bagages, quand la blonde maman annonça qu’elle allait partir aux Canaries, sans Junior. Mais rien n’alla plus quand Junior apprit ce que dès l’après-demain serait son proche avenir : séjour dans une ferme retapée des Alpes-de-Haute-Provence, - tendance je m’isole je me régénère je vois des amis choisis je fais du VTT et les courses au pittoresque marché de Forcalquier -, et qui plus est entre son père et une personne de sexe féminin, sans doute assez jeune, la Nouvelle Conquête de Father.

- Mais je ne peux pas rester seul à Paris ? Il n’y aurait aucun problème...

- Il n’en est pas question mon chéri.

Puisqu’il n’en était pas question, Junior prit le parti de se taire, et, les bagages récupérés, la mère et le fils filèrent sur l’autoroute dans un mutisme boudeur, comme un vieux couple trop fatigué pour entamer même un début de scène. 

Indifférent à l’énergie latente des immensités grises et sous-prolétariennes de l’extrême banlieue nord, Junior saisit le baladeur que sa mère avait imprudemment laissé sur le siège pendant le stationnement à l’aéroport, et entreprit de donner un fond sonore à son mutisme.

Et les vieilles voix continuèrent à dévider leurs litanies bilingues alternées, comptines enfantines et prières. Junior en fut suffisamment surpris pour rompre son vœu de silence :

- C’est tout ce que vous avez comme musique d’ambiance, Mother ? Qu’est-ce-que c’est que ce truc ?

Il fallut quelques secondes à la blonde génitrice pour se souvenir :

- Mince, la cassette... Je ne sais pas trop de quoi il s’agit... Je n’ai écouté que le début... Je l’ai trouvée au bureau, dans les affaires de notre appariteur.

- Vous avez un appariteur allemand ?

- Mais non, il est tamoul. 

Junior resta un moment perplexe : il comprenait à peu près l’allemand, et donc l’essentiel des puériles ou religieuses paroles de la première voix, qui débitait des comptines et des prières ; par contre, la langue de la seconde voix ne ressemblait en rien au peu de tamoul que Junior avait entendu, un jour où, sous l’œil indifférent des passants, les colonnes tamoules disciplinées, délaissant ventes dans le métro, gardiennages, sandwicheries et autres galères de la survie, défilaient entre Bastille et République, levant le poing en cadence et scandant leurs slogans sous des banderoles aux lettres énigmatiques. 

Même rudement prononcée à la germanique par la seconde voix, il s’agissait là clairement d’une langue neo-latine. 

Junior ayant retrouvé la parole, la blonde génitrice saisit l’opportunité de renouer la conversation. Car en dépit des apparences, son cœur de mère se culpabilisait de la déception de Junior. Déception qu’elle comprenait d’autant mieux que pour rien au monde elle n’aurait accepté de passer juillet dans une ferme rénovée des Alpes-de-Haute-Provence, même si son Ex y avait été seul, et même s’il n’y avait pas été.

Elle ne pouvait rien expliquer à Junior à propos des langues de la cassette, mais puisque langues il y avait, elle pensa que l’anecdote des enveloppes fourrées de langues pourrait égayer Junior. Elle conta.

La manœuvre fut une réussite partielle puisque Junior écouta et manifesta un début d’intérêt : - Pour un bureau au service de la francophonie, la langue paraît toute indiquée...

Cette évidence ouvrit en un éclair à la blonde secrétaire une immensité de suppositions.

Mais elle avait aussi perçu dans le propos une ironie dont elle fut un peu blessée. Elle savait que Junior partageait avec l’élite de sa génération mutante l’évidence que la langue française était réduite au rang de sous-langue abandonnée à la plèbe, et que, quel que soit le nombre de locuteurs de l’espagnol ou du chinois, le statut prestigieux du français, langue comme chacun le sait de la Raison et des Droits de l’Homme, seul l’anglo-américain méritait le statut de Langue. Mais elle n’avait aucune envie de se lancer dans une discussion sur ce thème, d’autant qu’elle avait contribué à la conviction de Junior en initiant depuis le plus jeune âge sa formation bilingue : nurse anglophone, crèche bilingue, maternelle bilingue, etc. Au temps de la scolarité primaire de Junior, le futur-Ex et elle faisaient même l’effort de parler un maximum anglais à la maison quand Junior était là. Quitte à faire sourire Junior de leur mauvais accent et de leurs gallicismes.

Qui plus est, Junior ajouta :

- Tu m’as toujours que ton patron est puant. C’est normal qu’il reçoive des langues puantes.

Écartant l’apparition du s.s.s.s.m, et recentrant sur l’essentiel le fil naissant de la conversation, la blonde secrétaire dit le plus naturellement du monde :

- Si tu arrêtais cette cassette, Junior, et si tu me parlais un peu de ton séjour...

Junior craqua devant le sourire, le parfum du corsage penché vers lui, et s’exécuta. En définitive il avait un bon Œdipe, quoi qu’il s’en défendît. 

On passa les ex-citadelles rouges de la proche banlieue, puis les mornes portes de la capitale, et Junior parlait toujours. Il ressortait de son propos culpabilisant que sa famille d’accueil était d’une gentillesse et d’une insignifiance sans pareilles, et que s’il avait perfectionné un déjà excellent anglo-américain, Junior s’était rudement enquiquiné, dans les soirées télé comme dans les journées loisirs en centre commercial, les services baptistes dominicaux et les pique-nique avec les ours. Bref sa prédilection pour la langue anglo-américaine ne signifiait pas une adhésion au mode de vie américain.

Après tant d’épreuves, Junior devait revenir à une vie normale. Ce qui manifestement ne pouvait advenir dans les Alpes-de-Haute-Provence, conclut-il, alors que Mother tentait son créneau entre un restaurant juif tunisien et une supérette chinoise, rue de Belleville.

Atteinte par ces révélations, la blonde secrétaire fit tout pour rendre la soirée de Junior plus qu’agréable, culinairement, musicalement, affectivement, allant jusqu’à avancer une autocritique quant à l’Amérique, mais elle refusa de céder sur l’essentiel, à savoir que le surlendemain, il fallait mettre le cap sur les Alpes-de-Haute-Provence.

Ce qui fut fait. 

Quelques heures d’autoroute, via Lyon, Aix-en-Provence et Manosque, menèrent Junior morfondu et sa mère crispée jusqu’à la sortie Forcalquier. De là, filant vers l’ouest, en un quart d’heure, ils se retrouvèrent au cœur d’un plateau vaste, apparemment civilisé, et parsemé de fermes. Les horizons étaient montagneux, mais sans trop. Sur une crête, une énorme bulle d’observatoire confirmait à Junior qu’on vivait quand même au XXIe siècle. 

Junior avait le cœur serré, mais il accepta de jouer au copilote, et ils trouvèrent sans difficulté à quel moment quitter la route pour les chemins de la thébaïde prêtée à son père.

La blonde maman roula deux trois kilomètres dans une solitude pastorale et s’arrêta en bout de chemin devant un bâtiment austère et gris, aux décrochements géométriques à la Cézanne. Des instruments aratoires rouillés attestaient d’une ancienne exploitation agricole, et tout autour l’espace des champs abandonnés à l’herbe rase était un vrai luxe de citadin. La blonde secrétaire jeta un œil circulaire et se félicita de ne pas avoir parlé de piscine à son fils.

- Tu m’attends deux minutes, Junior, je dois voir ton père seule d’abord. Regarde comme c’est beau ici...

Elle laissa Junior dans le pré à l’herbe courte, le nez sur le pare-brise et au-delà sur un moutonnement de chênes bas. Et Junior sut que les grands horizons de la montagne de Lure le laisseraient indifférent

En attendant, Junior sortit son bagage, dans lequel, sans le dire à sa mère, il avait glissé la cassette du Tamoul.

La blonde secrétaire n’avait fait que frire : elle réapparut illico sur le pas de la porte, fit signe à Junior de venir, et ils se croisèrent, tels des otages échangés sur un pont de l’ex-rideau de fer, s’embrassèrent, et repartirent chacun seuls vers leur destin. 

En l’occurrence le destin de Junior se matérialisait par l’apparition de son père devant la porte, souriant et quelque peu embarrassé. La Nouvelle Conquête de Father avait préféré dans un premier temps rester en retrait.

Junior ne voyait déjà pas beaucoup son père en temps ordinaire, et aujourd’hui il ne l’avait plus vu depuis des mois. Les retrouvailles furent donc ce qu’elles devaient être, polies et un peu tendues.

Junior ne parut pas autrement ému par la peau laiteuse, les yeux bleus et les cheveux noirs de la Nouvelle Conquête, qui était manifestement une réincarnation de Blanche Neige. Elle hésita entre tendre la main et tendre la joue, et en définitive, modulant son expression sur celle de Junior, elle se contenta d’un hochement de tête. 

- Je sens que ça va craindre, dit la Nouvelle Conquête, quand Junior fut monté déballer son bagage.

- Il vient d’avoir quatorze ans... C’est un passage difficile, dit Father. J’espère que la période de dégel ne sera pas trop longue.

- Tu vois, dit la Nouvelle Conquête, j’ai beau atteindre presque la limite d’âge, ça me coupe l’envie d’avoir un gosse. Ou alors il faudrait qu’il reste bébé à jamais... Bon, pour ton fils, on fera avec... Remarque, ça aurait été pire si tu avais eu une fille...

De fait, dès son bagage déballé, Junior manifesta clairement qu’il se faisait doublement chier, d’être dans un bled pareil, et de ne pas y trouver Father tout seul. Il contempla sans ciller les poutres apparentes, le pavé rustique, les murs blancs et les tableaux modernes du grand séjour. Il regarda sans autre émotion la délicieuse chambre encore revêtue de carreaux vernissés verts et jaunes, et d’alvéoles, à lui attribuée dans l’ex-pigeonnier. Par contre, l’iMac 400 de l’ami de son père, ainsi que la collection de jeux vidéo, de CD et de DVD attirèrent toute son attention, d’autant qu’ils se trouvaient au premier étage, dans un petit bureau qui jouxtait sa chambre. Un coin idéal pour être tranquille.

Le lendemain à midi, comme Junior avait décliné toute offre de promenade, visite, lecture, emplettes, etc., et n’avait pas décollé de l’écran, son père ironisa sur les jeunes esclaves de la modernité. Il insinua qu’à l’âge de Junior il savait autrement prendre son pied.

À quoi en toute logique la Nouvelle Conquête, décidant de calmer le jeu, rétorqua que l’ordinateur personnel n’existait pas en ce temps-là. Un bon point pour elle, et après le repas Junior, qui avait déjà inventorié les ressources de l’hôte, y puisa un logiciel de chirurgie esthétique et le lui fit essayer. 

Plus encore que par les métamorphoses que proposait le logiciel, la Nouvelle Conquête était amusée par les tendances sado-destructrices que Junior manifestait dans l’entreprise. Il lui vint donc tout naturellement de dire :

- En tout cas, il y a un bonhomme qui aurait eu besoin de chirurgie esthétique. C’est celui que ton père a trouvé à Menton, la langue coupée.

- C’est pas vrai ? Et il ne m’a rien dit !

Aussi, quand la Nouvelle Conquête et Junior eurent épuisé les propositions de rectification faciale, Junior daigna s’adresser à son père :

- Cette histoire de type à la langue coupée, tu peux me dire ?

Father expliqua la découverte de Menton. Il vit que ça accrochait, il élargit donc les perspectives :

- Tu sais, Junior, ce type de Menton n’est pas le seul, on a déjà retrouvé d’autres cadavres à la langue coupée, un en Allemagne, un en Italie, un en France...

- Un serial killer ?

- On ne sait pas s’il s’agit d’un serial killer, ou si un premier fou a fait des disciples...  On ne sait pas si ces gens sont tués au hasard, ou s’il y a un lien entre eux. Celui que nous avons trouvé à Menton était presque un voisin, le maire d’un patelin du Haut Var. Les victimes semblent n’avoir que deux points en commun, le sexe masculin, et l’âge : la cinquantaine. C’est maigre comme indice...

- Enfin quelque chose d’intéressant, dit Junior. Tu enquêtes là-dessus ?

- Mais non...

- Tu devrais...

Et quand le couple s’en fut goûter aux plaisirs de la sieste à deux, Junior se mit devant l’ordinateur, non sans être troublé par ce qu’il imaginait des jambes blanches de la Nouvelle Conquête et de la vigueur paternelle. 

Il compulsa la presse des derniers mois, il utilisa quelques sites Internet et un excellent DVD encyclopédique.

Il se permit aussi d’utiliser le téléphone pour appeler sa mère, qui aurait préféré ne pas être dérangée à ce moment précis :

- Don’t be afraid Mother, rien de cassé. Je voulais simplement savoir combien de langues vous avez reçues au ministère.

- Trois, mon chéri.

- Trois, mais ça ne colle pas... Il en manque une...

Mais ce n’est pas cette langue-là qui préoccupait en ce moment la blonde génitrice, et elle se hâta de confirmer le renseignement, sans autrement questionner.

Au repas du soir, Junior étonna son monde par sa sérénité. 

Il poursuivit son investigation devant l’écran sans se laisser distraire par les occupations des adultes : télé, contemplation de la voie lactée (écrasante présente nocturne par ces solitudes non polluées de lumières urbaines), considérations sur le peu que nous sommes dans l’univers.

Le lendemain, Junior fut d’humeur ravissante dès le déjeuner, il accepta d’accompagner le couple au marché de Forcalquier, prit plaisir à une station en terrasse sur la place, entre la mairie et l’église. Puis il laissa le couple à son apéritif, et partit faire un tour sous le prétexte de découvrir la vieille ville où, comme chacun le sait, fut tourné en partie Le Hussard sur le toit.

En fait Junior avait cherché un dictionnaire allemand, sans résultat, dans toute la ferme, et il voulait en acheter un, reécouter la cassette et traduire convenablement la partie allemande, histoire d’être vraiment sûr d’avoir compris. Curiosité qui l’avait titillé depuis la première écoute  à Paris, mais qui depuis la veille n’était plus purement gratuite. Il désirait aussi se procurer une carte de France.

Cependant Father en était à sa deuxième mauresque (pastis-orgeat) et déclarait à la Nouvelle Conquête :

- Changement à vue. Voilà Junior adorable. Mais je me demande pourquoi...

- C’est qu’il a trouvé de quoi s’occuper. Tu n’as pas vu ? Les photos...

Non, Father n’avait rien vu. Sa jeune compagne expliqua : elle s’était permis de rentrer dans la chambre de Junior, histoire de voir s’il fallait faire un peu de ménage, mais pas de problème, Junior était un vrai petit homme d’intérieur, il avait aéré, fait son lit...

- Si tu allais au fait, dit Father.

Bref Junior avait affiché dans sa chambre les portraits de quatre hommes, et la Nouvelle Conquête pensait que c’était le résultat des recherches de la veille. 

En rentrant, Father choisit le premier prétexte pour monter dans la chambre de son fils. Junior avait reproduit et daté quatre photos de presse, quatre portraits, le quatrième était celui de l’accidenté de Menton. Et il comprit que Junior avait collationné sur le net les visages des victimes à la langue coupée. Junior avait aussi affiché une grande carte de France et punaisé deux points.

- Si je comprends bien, tu t’es intéressé à ces meurtres, Junior ?

- Tu vois bien...

- Et alors ?

- Et alors rien...

Et Father se dit que Junior avait quand même un air d’en savoir plus.

Father pointa la photo du type trouvé en Calabre :

- C’est marrant, ce visage... On dirait un photographe que j’avais croisé en Argentine... 

- En Argentine ? Ça c’est vraiment intéressant, dit Junior.

Father avait d’abord cru que son fils se moquait de lui, mais il vit que Junior ne plaisantait pas.

- Tu peux m’expliquer pourquoi tu as fait ce dépouillement, Junior ?

Junior se contenta d’abord de parodier son père, ironisant sur ces jeunes mordus de la modernité qui perdent leur temps devant un inutile écran, puis il lâcha :

- J’ai un peu réfléchi à tes histoires de cadavres sans langue. Je me suis documenté. Il y a tout ce qu'il faut ici. Qu'est-ce qu'il fait dans la vie, le copain qui t'a passé la maison ?

- Il est linguiste. Lexicologue. Il travaille pour un tas de dictionnaires…

- Tout s'explique. Cela dit, revenons à nos cadavres. Mon pronostic peut t’intéresser, toi qui es journaliste. Je ne sais pas pourquoi et par qui ces meurtres ont été commis, mais je te parie qu’il y en aura d’autres, et je crois savoir où les deux corps suivants seront trouvés. J’en verrais bien un autour d’Angoulême, enfin juste à l’est d’Angoulême, au nord ou au sud de la ville, peu importe, et j’en verrais un autre en Italie, du côté de Turin, enfin disons entre Menton et Suse, dans la plaine, mais juste en bordure des Alpes.

- Tu peux m’expliquer ?

Junior riait de plaisir :

- Il n’en est pas question. Attendons de voir si j’ai vu juste...

Father accueillit ces révélations avec une indifférence sceptique qui cachait un prurit de curiosité. Par contre, la Nouvelle Conquête manifesta une adhésion immédiate, elle sortit la carte de Poitou-Charentes ainsi que celle d’Italie et matérialisa d’un grand rond rouge les emplacements indiqués par Junior. Et elle s’enquit :

- Tu vas faire quoi maintenant, Junior ?

- Rien. Je vais simplement un peu surveiller la presse.

- Mais si tu prévois quelque chose, tu ne préviens pas la police ?

- Ça ne servirait à rien.

- Et en plus on aurait l’air fins, dit Father. Il ne nous manquerait plus que le pendule. Radiesthésistes, père et fils...

Father commençait aussi à trouver un peu excessif l’enthousiasme juvénile de la Nouvelle Conquête, et même tout à fait déplacé pour une universitaire métaphysicienne.

 à suivre :
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