Unknown

Allez, je sens que je ne vais pas me faire que des amis...
En septembre 1992, les électeurs français ratifiaient par un bien petit OUI (51%), le traité de Maastricht qui initiait la monnaie unique et mettait notamment en place la limite du déficit public à 3% du produit intérieur brut…
Un dirigeant socialiste alors barbu et moustachu faisait avec enthousiasme campagne pour la ratification.
Oui, le même Jean-Luc Mélenchon, mais sans barbe ni moustache, (et précédemment député européen !) qui, à son entrée au Palais Bourbon, a déclaré devant le drapeau européen : « On est obligé de supporter ça ? ». Et, dans la foulée, de déposer un amendement pour ôter ce drapeau de l’hémicycle, qui lui rappelle par trop le déficit public ramené à 3% du PIB, et autres joyeusetés européennes…
Comme aurait dit le vieux Karl, « c'est la dialectique ».
Ou, comme disait un certain Maréchal, « Les Français ont la mémoire courte ».
Mais ne soyons pas cruel, en 2005, le toujours socialiste J.-L.Mélenchon a, comme 55% des électeurs, repoussé le traité établissant une constitution européenne. (Décision que les parlementaires PS et de droite se sont empressés d'annuler).
Les mauvais langues diront que si une majorité de Français avaient voté NON au traité de Maastricht, notre Líder maximo n'aurait pas eu à se renier en 2005.
Mais bon, quels qu'aient pu être nos votes successifs, l'UE28 (pardon l'UE27) existe désormais, et ce n'est pas en faisant du mauvais buzz devant un drapeau, censé souiller le sanctuaire législatif que l'on fera avancer le schmilblick vers une véritable Europe de justice sociale et de démocratie.