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Reçu d’une amie vivant dans une localité alpine, ce message qui se passe de commentaires :

Cher ami lecteur,
J'ai regardé votre mot sur Anatole France, que j'apprécie hautement et qui me régale.
Le maire et sa prétendue bibliothécaire  ont procédé au désherbage (sic) de la bibliothèque et tout le fonds collecté par l'association fondatrice a été menacé de déchèterie. J'en ai récupéré de quoi remplir la moitié du garage. Beaucoup, en effet, ont été jetés. Plusieurs sont partis dans de boites à livres, mon garage en abrite encore beaucoup;
je pioche de ci de-là et cet été j'ai été éblouie par le Quatuor d'Alexandrie, Justine et Baltazar. Il m'en reste deux à lire mais je crains qu'il ne soient pas dans le lot.
J'ai tâché de ne pas être trop affectée part la perte de ces livres acquis depuis 1947. [...]. J'ai saisi au passage des classiques soviétiques, sans doute bientôt introuvables (le maire ayant affirmé qu'ils n'étaient pas la bibliothèque nationale ils ne feraient pas de "réserve").
Bref, l'édition complète d'Anatole France, donnée par un instituteur, a été désherbée - je hais le mot et la chose- et j'en ai sauvé plusieurs. Comme la totalité des Hommes de bonne volonté - que j'ai lu du début à la fin (!).
Peu réjouissant, n'est-ce pas?
Désherbage est le mot officiel.
Faites une entrée "désherbage".
Amitiés livresques