J'attire votre attention sur ce commentaire de Pierre Assante, reçu ce matin :

Vous avez reçu un nouveau commentaire sur votre blog : "Lectures et réflexions - Blog René Merle". Le voici :

En pleine zone occidentale fondatrice de l’UE, des ministres, personnalités militantes, des êtres humains sont en prison pour avoir organisé une consultation populaire. 
Que la chose ne fasse pas plus de remous et ne suscite par plus de protestations est vraiment un scandale qui révèle où en sont arrivées nos sociétés démocratiques bourgeoises ex avancées. 
Ce n’est pas parce qu’on ne partage pas les options des nationalistes catalans qu’on doit tolérer la chose, l’emprisonnement, ni qu’on ne reconnaisse pas un droit à l’autodétermination qu’on encourage chez d’autres, selon que ça arrange « les affaires » ou pas. 
Les nationalistes catalans n’ont pas compris ou ne veulent pas comprendre que la société est avant tout malade d’une longue maladie qui s’aggrave de plus en plus : la maladie de l’argent, celle de l’argent comme mesure du temps de travail et du produit du travail et de sa confiscation partielle mais très importante (Exemple, environ, de mémoire, en proportion, la valeur de 2 heures de travail au salarié et 3 heures de travail pour le capital dans l’agroalimentaire) par les propriétaires de cet argent dans le processus de production. Cet argent s’appelle du capital, son mode d’échange est Argent-Marchandise-Argent plus, sa suraccumulation et sa crise généralisée de suraccumulation locale et mondiale ne trouvant plus les débouchés de profit « suffisant ». 
La manœuvre des catalanistes libéraux est une erreur profonde, il n’ont en rien aidé à la guérison de cette maladie mais ils ont permis par contre une renaissance des forces ex-franquistes dans la droite espagnole radicale, ce qui explique essentiellement leur détention. 
Les vraies forces de transformation saines sont en attente de renaissance, en Espagne et ici même. La faiblesse idéologique de la gauche est la cause première de la confusion politique et économique, ceci depuis l’écroulement des partis communistes quelle qu’aient été leur erreurs et insuffisances propres. 
Un « retour » du marxisme, non dogmatique et évoluant en fonction de l’évolution des moyens de production, mondialisés, financiarisés, numérisés, sur les strates des formations économiques et politiques passées encore existantes, société et production concrète et partis mêlés, mais sans perdre ses repères de base, est la condition de cette renaissance. Ni plus. Ni moins. 
Pierre Assante, 23 novembre 2017