En retournant de Chine, notre Président est passé par l’Italie, où, (il fallait le faire !) il s’est permis de souhaiter publiquement, pour les prochaines élections, la victoire du Parti démocrate actuellement au pouvoir. Pour qui en ignorerait, le PD est constitué d’anciens communistes repentis, d’anciens démocrates chrétiens non repentis, il mène une politique des plus « libérales » et lorgne sur sa droite pour contrer la montée en force du Mouvement « dégagiste » Cinq Étoiles. Voilà qui ne peut que doublement plaire à notre Président, qui a pris dans ses filets des leaders de la droite et du PS, et qui n’a a été élu que par défaut contre la candidate « dégagiste » FN.

En Allemagne, après de laborieuses tractations, Mme Merkel et sa très conservatrice Union Chrétienne Démocrate (CDU) ont fini par conclure avec les socialistes du SPD une alliance de gouvernement.

Bref, dans ces trois États, la distinction Droite-Gauche s’est effacée au profit d’une osmose sans principes, fondée sur la perpétuation de la politique « libérale » européenne, et justifiée ( ? ) par la nécessité de faire barrage aux extrêmes.

Le tout dans l’anesthésie ou la résignation de l’opinion. « There is no alternative », comme disait Mme Thatcher…

Espérons quand même qu’il y en aura d’autres…