Lu ce jour dans Mediapart, sous le titre de « La République censitaire du chef Emmanuel Macron », cet article plus que pertinent d’Antoine Perraud, qui commence ainsi : « Désigné par une minorité des classes moyennes et supérieures redevables de l’impôt, le chef de l’État pousse l’érosion des principes républicains jusqu’aux limites de notre monarchie élective. Et si nous approchions de 1848 ? Et s’il y avait chez Charles Maurras comme du proto-Macron ? Le moment Macron dévoile, jour après jour, son prodigieux vice caché. La présidentielle de l’an passé avait donné l’impression que face à l’incarnation du pire – Marine Le Pen -, l’élu du second tour sauvait la démocratie en danger. Or son action consiste, insensiblement, à comprimer nos acquis politiques et sociaux en favorisant une atrophie démocratique des plus retorse… »
On ne saurait mieux dire.
À quand le réveil de l’anesthésie, à quand la sortie de l’hypnose ? À quand le refus de ce que Mediapart appelle justement « Macron, le passage en force permanent » ?
Le pire serait que les accoucheurs de ce sursaut de lucidité soient seulement le quarteron de politiques, de droite comme de gauche, qui font don en permanence de leur Personne au peuple, et se posent en seul recours…