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Robert Pollard a écrit en diffusant mon récent billet Armes chimiques, l’Amnésie et le cynisme des donneurs de leçons :
« En effet la mémoire fait souvent l’école buissonnière et même ne leur revient jamais. Voici de quoi la réveiller et la remettre dans le bon chemin. Il y a tellement d’amnésie et d’amnésiques dans nos palais républicains… »
Merci Robert, et je suis heureux que la dimension mémorielle de ce blog puisse aider à un éclairage historique.

Ce qui m’amène à dire deux mots sur la mémoire
Oui, nous le savons bien, Μνημοσύνη, fille d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre), avait inventé les mots, elle avait donné un nom à chaque chose. Et ainsi les hommes purent s’exprimer et garder en mémoire leurs faits et gestes, pour toute éternité : « μνήμη, mnêmê », le souvenir, la mémoire. 
Le culte de Mnémosyne offrait des eaux pour la mémoire, mais aussi des eaux pour l'oubli (Léthé). 
Il semble bien que souvent nos politiques ont plutôt recours à Léthé qu’à Mnémosyne, et qu’ils sont quelque peu privés de « mnêmê », qu’ils soient amnésiques. Tant les leçons de l’Histoire vont souvent à rebours de ce qu’ils préconisent.
Ce qui ne signifie qu’ils soient indifférents à la mémoire, si elle les sert dans leur réécriture d’histoire. Récemment encore, bien des commémorations officielles biaisées, bien des filiations faussement revendiquées en témoignent à l'évidence. J'y reviendrai peut-être.