18 février 2017

La fin de la journée

Baudelaire esthète critique des salons ? Baudelaire ami des auteurs réalistes : jusqu'à la publication des Fleurs du Mal, beaucoup pouvaient le penser. N'avait-il pas préfacé en 1851 le solide et terre à terre poète démocrate Pierre Dupont [1], un an avant de préfacer le roman caustique et tout à fait réaliste du jeune Cladel [2], qu’il avait apprécié par sa dénonciation de l’écume mondaine, ou bohème, de la société parisienne. Le recueil des Fleurs du Mal révélait une autre face du poète : les pieds dans la réalité, mais dans le... [Lire la suite]
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24 janvier 2017

Bourdin - l'exécution de Baudelaire

  Gustave Bourdin, rédacteur au Figaro et gendre du fondateur  [1854] Hippolyte de Villemessant du très parisien et très littéraire Figaro. C’est lui qui, à la sortie des Fleurs du Mal, procéda dans sa chronique littéraire "Ceci et cela" à l’exécution capitale qui devant amener l’intervention de la justice, le procès de Baudelaire et la censure de l’ouvrage pour « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs », sans oublier l’ «offense à la morale religieuse ». Gustave Bourdin est bien oublié... [Lire la suite]
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19 janvier 2017

Baudelaire et la jeunesse de la gentry parisienne, 1862

  Baudelaire vers 1862, photo Étienne Carjat J’extrais d’une préface de Baudelaire [1821-1867] ces quelques lignes décrivant la jeunesse de la gentry parisienne du temps ; au-delà de son intérêt documentaire historique, l’évocation de cette jeunesse, dans ses quatre composantes, ne manque pas de nous évoquer certains tristes comportements actuels. À chacun de les retrouver. Léon Cladel, Les martyrs ridicules, avec une préface de Charles Baudelaire, Paris, Poulet-Malassis, 1862« PréfaceUn de mes amis, qui est en... [Lire la suite]
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11 janvier 2017

Baudelaire sur Hugo (1846)

  Le jeune Baudelaire [1821], qui signe alors Baudelaire-Dufaÿs (du nom de jeune fille de sa mère), publie en mai 1846 le second de ses Salons, son célèbre Salon de 1846 (Paris, Michel Lévy), où, à travers sa réflexion sur Delacroix, il démonte sans grands égards la « fabrication » de l’œuvre hugolienne.Hugo [1802], consacré figure de proue du romantisme, est alors au sommet de sa gloire : dramaturge ( notamment Hernani, 1830 – Ruy Blas, 1838), romancier (Notre-Dame de Paris, 1831), poète... [Lire la suite]
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18 décembre 2016

1789 revisité en 1889 ; un texte de Léon Cladel.

En cadeau de fin d’année, cet article qui était dans mes tiroirs ; en attendant, si la forme revient, une bonne reprise après les fêtes. À l’occasion de la célébration du centenaire de 1789, Jean-Bernard, (pseudonyme de Jean-Bernard Passerieu, 1858-1936, avocat, journaliste, romancier, et homme politique de gauche) publia une série de volumes consacrée à la Révolution, de 1789 à 1793, chaque volume correspondant à une année.La préface du premier volume, 1789, est de la plume du journaliste et romancier Jules Clarétie.La préface... [Lire la suite]
24 juin 2015

Baudelaire républicain ?

Cf. « Baudelaire et Pierre Dupont »http://merlerene.canalblog.com/archives/2015/06/19/32220951.html On a pu s’étonner de voir dans le billet "Baudelaire et Pierre Dupont" Baudelaire qualifié de républicain. L’épithète n’a pourtant rien qui puisse surprendre les baudelairiens, qui rappellent volontiers comment, le fusil à la main, le jeune Baudelaire  (né en 1821) avait participé à l’insurrection de Février 48, en espérant à l’occasion pouvoir régler son compte au beau-père détesté… Les baudelairiens connaissent... [Lire la suite]
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19 juin 2015

Baudelaire sur Pierre Dupont

  En 1851, le jeune Baudelaire (né en 1821) donnait à un recueil des chansons de son ami et exact contemporain Pierre Dupont (1821) cette préface éclairante sur la vie littéraire sous la Monarchie de Juillet et les débuts de la République : " Je viens de relire attentivement les Chants et Chansons de Pierre Dupont, et je reste convaincu que le succès de ce nouveau poète est un événement grave, non pas tant à cause de sa valeur propre, qui cependant est très grande, qu'à cause des sentiments publics... [Lire la suite]
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29 août 2014

Baudelaire, Pan et la Révolution de Février

Je lisais récemment sur l'excellent site de la bibliothèque de Lisieux quelques textes de Baudelaire, et notamment : L' École païenne (in La Semaine théâtrale, janvier 1853).  <http://www.bmlisieux.com/litterature/baudelaire/ecolpaie.htm> En voici un extrait : "Il s'est passé dans l'année qui vient de s'écouler un fait considérable. Je ne dis pas qu'il soit le plus important, mais il est l'un des plus importants, ou plutôt l'un des plus symptomatiques. Dans un banquet commémoratif de la révolution de Février,... [Lire la suite]
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19 août 2014

Baudelaire – Sur Daumier

  Je redonne ici ce texte magnifique de Baudelaire, texte hélas plutôt occulté, mais est-ce bien innocent ? « Je veux parler maintenant de l'un des hommes les plus importants, je ne dirai pas seulement de la caricature, mais encore de l'art moderne, d'un homme qui, tous les matins, divertit la population parisienne, qui, chaque jour, satisfait aux besoins de la gaieté publique, et lui donne sa pâture. Le bourgeois, l'homme d'affaires, le gamin, la femme, rient et passent souvent, les ingrats ! sans regarder le nom.... [Lire la suite]
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14 août 2014

Baudelaire - Marat

  Le divin Marat, un bras pendant hors de la baignoire et retenant mollement sa dernière plume, la poitrine percée de la blessure sacrilège, vient de rendre le dernier soupir. Sur le pupitre vert placé devant lui sa main tient encore la lettre perfide : "Citoyen, il suffit que je sois bien malheureuse pour avoir droit à votre bienveillance". L'eau de la baignoire est rougie de sang, le papier est sanglant : à terre gît un grand couteau de cuisine trempé de sang : sur un misérable support de planches qui composait le... [Lire la suite]
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