07 septembre 2016

Apollinaire

Dans une fosse comme un oursChaque matin je me promèneTournons tournons tournons toujoursLe ciel est bleu comme une chaîneDans une fosse comme un oursChaque matin je me promène Apollinaire, Alcools, 1913
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10 août 2016

Au lendemain d'un anniversaire, poésie

80 ans… Cet anniversaire ne pouvait manquer de me faire réfléchir à cette donne, dont je ne suis pas responsable, d’être (encore) une goutte d’eau parmi quelques milliards de Terriens dont beaucoup n’atteindront jamais leurs 80 ans… Cet anniversaire ne pouvait manquer d'essayer de  prendre la mesure des influences familiales, affectives, sociétales, dans la formation, la prise en compte, la découverte ou la mise à distance de mon vrai désir, de mon vrai engagement et de ma vraie croyance. Histoire de prendre sa petite place... [Lire la suite]
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02 juin 2016

Han Ryner : Verlaine

  Cf. l'article précédent : "Han Ryner, Prostitués"     Voici la présentation que fait de Verlaine Ryner dans sa revue des écrivains de son temps (1904) : « Naïvement les Parnassiens, ces âpres forgeurs de stances rigides, avaient d’abord pris Verlaine pour l’un des leurs. Plus tard, ils le dédaignèrent un peu, et leur clientèle ne se soucia guère de lui. Mais, la génération suivante s’en aperçut : au milieu de ces bibliothécaires qui bannissaient du vers souplesse et spontanéité, qui chassaient de la... [Lire la suite]
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28 avril 2016

Aristide Bruant, Fantaisie triste

  "Fantaisie triste", Dans la rue (1899), illustration de Steinlen I' bruinait... L'temps était gris,On n'voyait pus l'ciel... L'atmosphère,Semblant suer au d'ssus d'Paris,Tombait en bué' su' la terre. I' soufflait quéqu'chose... on n'sait d'où,C'était ni du vent ni d'la bise,Ça glissait entre l'col et l'couEt ça glaçait sous not' chemise.Nous marchions d'vant nous, dans l'brouillard,On distinguait des gens maussades,Nous, nous suivions un corbillardEmportant l'un d'nos camarades.Bon Dieu ! qu'ça faisait froid dans l'dos !Et... [Lire la suite]
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24 avril 2016

Pierre Reverdy, "Tard dans la vie"

  Publié dans La liberté des mers (achevé en 1955, le recueil sera publié en 1960). Je suis durJe suis tendreEt j’ai perdu mon tempsÀ rêver sans dormirPartout où j’ai passéJ’ai trouvé mon absenceJe ne suis nulle partExcepté le néantMais je porte accroché au plus haut des entraillesÀ la place où la foudre a frappé trop souventUn cœur où chaque mot a laissé son entailleEt d’où ma vie s’égoutte au moindre mouvement
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02 avril 2016

Prévert - Premier jour

Des draps blancs dans une armoire  Des draps rouges dans un lit  Un enfant dans sa mère  Sa mère dans les douleurs  Le père dans le couloir  Le couloir dans la maison  La maison dans la ville  La ville dans la nuit  La mort dans un cri  Et l'enfant dans la vie. 
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12 octobre 2015

L'hyver...

Théodore Agrippa d’Aubigné (1552-1630) Entame de « L’hyver du sieur d’Aubigné »
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31 mai 2015

Le Chêne de Du Bellay

  J'aime beaucoup ce sonnet de Du Bellay (Les Antiquites de Rome..., 1558), en son temps emprunté à Lucain (Pharsale), que je reçois aujourd'hui en métaphore de bien des espérances brisées, mais toujours fondamentales... Chacun y reconnaîtra les siennes. Qui a veu quelquefois un grand chesne asseiché,
  Qui pour son ornement quelque trophee porte,
  Lever encor’ au ciel sa vieille teste morte,
  Dont le pied fermement n'est en terre fiché,
Mais qui dessus le champ plus qu'à demy panché
  Monstre ses bras... [Lire la suite]
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02 septembre 2014

Pour prendre la mesure du temps qui passe - Prévert, grève de Citroën 1933

À la porte des maisons closes
C’est une petite lueur qui luit…
Mais sur Paris endormi, une grande lumière s’étale :
Une grande lumière grimpe sur la tour,
Une lumière toute crue.
C’est la lanterne du bordel capitaliste,
Avec le nom du tôlier qui brille dans la nuit.
Citroën ! Citroën !
C’est le nom d’un petit homme,
Un petit homme avec des chiffres dans la tête,
Un petit homme avec un sale regard derrière son lorgnon,
Un petit homme qui ne connaît qu’une seule chanson,
Toujours la même.
Bénéfices nets…
Millions…... [Lire la suite]
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29 août 2014

Le Roi de Thulé

Quand j’étais enfant, j’entendais constamment ma grand-mère chanter, et bien souvent des airs d’opéra. Ma grand-mère ne fut pourtant "qu'une ouvrière", puis une ménagère, mais l’opéra faisait alors partie de la culture populaire méridionale. C'est ainsi que j'ai connu ces quatre premiers vers de la chanson suspendue de Marguerite, dans Faust. Celui de Gounod, toujours, dont Barbier fit le livret. Berlioz était inconnu. Magique évocation d'une terre de brumes, dans ce midi solaire de tomates et de tomettes... J'étais loin alors... [Lire la suite]
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