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Guide chronologique des articles consacrés à l’évolution des socialistes français entre 1872 et 1920

http://merlerene.canalblog.com/archives/2017/05/20/35302724.html

Voir également les catégories nominatives : Guesde, Jaurès, Malon, etc.

 

16 décembre 2017

Barbusse, cinq ans avant son adhésion au communisme

  J’évoquais dans un article récent la position de Barbusse communiste en 1931. Revenons quelques années en arrière.Le 10 mai 1919, la plupart des lecteurs de L'Humanité journal socialiste, ont sans doute été à la fois heureux et étonnés de lire cet éditorial signé par un nom prestigieux, Henri Barbusse [1873]. Heureux de lire un texte signé du lauréat du Prix Goncourt 1916, Le Feu, où le pacifiste, parti volontairement au front, décrivit la vraie réalité de la guerre, en pleine période de bourrage de crânes. Heureux... [Lire la suite]

12 décembre 2017

"L'Humanité" après l'assassinat de Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg

cf. mon billet d'hier : 1919 - Les socialistes et la Révolution - Allemagne et France     Voici l'éditorial de L'Humanité, journal socialiste, 19 janvier 1919, qui, au-delà du salut sincère, mais formel, à Liebknecht et Rosa Luxemburg, reflète bien la prudence qui se veut réaliste de la plupart des socialistes français, et le refus de "l'aventurisme" spartakiste. " Depuis les premiers jours de novembre, l'Allemagne est en révolution. La colère du peuple a d'abord balayé la clique dirigeante et réduit à... [Lire la suite]
11 décembre 2017

1919 - Les socialistes et la Révolution - Allemagne et France

J’ai récemment consacré une longue série d’articles sur l’attitude des socialistes français à la veille de la guerre de 1914 et pendant le conflit. Retrouvons les au lendemain immédiat de ce conflit, qui vit l’Allemagne connaître à la fois l’avènement de la République et l’écrasement sanglant des Spartakistes.Encore une fois, répétons-le, cet article, comme les précédents, n'apprendra rien aux historiens, auxquels d'ailleurs il n'est pas destiné. C'est aux lecteurs de ce blog qu'il s'adresse, s'ils sont, comme je le... [Lire la suite]
28 novembre 2017

Quand les socialistes SFIO croyaient encore, ou disaient croire, à la Révolution...

Après la longue série d’articles sur l’attitude des socialistes français à la veille de 1914 et pendant la guerre, je donne ici un texte significatif d’un des dirigeants du parti, Compère Morel, ancien guesdiste qui fut comme son mentor tenant de l’Union sacrée, et qui, comme Guesde, s’opposera au ralliement à la Troisième Internationale et au communisme en 1920.  Il est difficile de faire la part de la conviction et celle du désir de conforter la base ouvrière du Parti, mais en tout cas, à l’évidence, la SFIO continue au... [Lire la suite]
08 novembre 2017

En conclusion de la série d’articles sur la SFIO et la guerre de 1914

Suite de : Les socialistes SFIO et la "Révolution d'Octobre" Avec ce dernier éditorial de Renaudel, (fidèle compagnon de Jaurès), souhaitant à chaud l’échec de la Révolution qu’il appelait « maximaliste », c’est à dire bolchevik, j’arrête cette série d’articles consacrée à l’attitude des socialistes SFIO devant la guerre. Car avec cette condamnation de la seconde Révolution russe, une ère nouvelle s’ouvrait pour les socialistes français, et l’unité péniblement gagnée en 1905 allait être rompue. Voici donc, pour clore... [Lire la suite]
07 novembre 2017

Les socialistes SFIO et la "Révolution d'Octobre"

 suite de :  SFIO devant la guerre de 1914 - Renaudel et Thomas à La Seyne, novembre 1917 Excelsior, 26 septembre 1917 - le gouvernement Kerensky venait de proclamer la République. Depuis Février, l'ombre de la Révolution russe planait sur les engagements des socialistes français. Une révolution que la presse bourgeoise considérait sans la moindre sympathie... De leur côté, les socialistes français avaient placé leurs espoirs dans le gouvernement Kerensky, en soutenant à la fois sa lutte contre les généraux tsaristes... [Lire la suite]

06 novembre 2017

SFIO devant la guerre de 1914 - Renaudel et Thomas à La Seyne, novembre 1917

 suite de : Socialistes SFIO et la guerre de 1914. Septembre 1917 : Union nationale ? Les discours des deux dirigeants socialistes évoqués ici ne font que confirmer la doctrine du Parti telle que vous avez pu la retrouver dans les articles précédents : je reprends avant tout cet article, donné en Une de l’Humanité (3 novembre 1917) pour l’évocation du lieu de ce meeting, cette Bourse du travail de La Seyne, cœur battant de la ville ouvrière (Chantiers naval, Arsenal de Toulon), où j’ai connu tant de meetings et de soirées... [Lire la suite]
05 novembre 2017

Socialistes SFIO et la guerre de 1914. Septembre 1917 : Union nationale ?

suite de : Socialistes SFIO et la guerre de 1914. Le coup de théâtre du 28 mai 1917   Depuis le printemps 1917, l’Union sacrée a été rudement secouée : grèves à l’arrière, massives désobéissances collectives au front (devant la répression, le Parti socialiste prendra prudemment, à retardement mais nettement, la défense des soldats citoyens devant un commandement autoritaire et archaïque ; il demande l’entrée de représentants des soldats dans les conseils de guerre),  [1]. Dans l’électorat socialiste... [Lire la suite]
03 novembre 2017

Socialistes SFIO et la guerre – 15 Mai 1917, pour le refus de Stockholm

suite de : Socialistes SFIO et la guerre. Léon Blum, avril 1917 On lit le 2 mai dans le grand quotidien Excelsior ce modeste entrefilet, à propos de la réunion du Comité de défense syndicaliste (tendance anarcho syndicaliste de la CGT), à Paris. En fait, ce que le journal ne dit pas, c'est qu'à la sortie de la salle et dans les rues de la capitale,  des milliers de manifestants ont crié « A bas la guerre, vive la Paix », et l’Internationale qui retentissait n’avait jamais été plus d’actualité. Ils sont... [Lire la suite]
02 novembre 2017

Socialistes SFIO et la guerre. Léon Blum, avril 1917

 suite de : Socialistes SFIO et la guerre, avril 1917, mission Cachin Pendant que Cachin fait route vers Petrograd, L’Humanité, 8 avril 1917, publie cet assez stupéfiant éditorial de Léon Blum, qui justifie la guerre en la situant dans un inévitable et quasi providentiel enchaînement historique, dont l’avènement sera la République généreuse à la mode jauressienne (Jaurès, le grand disparu, sera décidément mis à toutes les sauces pendant cette guerre), et la juste Paix. Le tout baigné d’un ingénu francocentrisme qui pose... [Lire la suite]