06 mai 2017

Verlaine, Mil-huit-cent-trente...

J’évoquais hier, dans un billet électoral métaphorique avorté, le recueil de Verlaine, Jadis et Naguère (1884).J'en extrais, en petit clin d’œil, ce dixain qui me parle :  Dixain mil-hui-cent-trente Je suis né romantique et j'eusse été fatalEn un frac très étroit aux boutons de métal,Avec ma barbe en pointe et mes cheveux en brosse.Hablant español, très loyal et très féroce,L'œil idoine à l'œillade et chargé de défis.Beautés mises à mal et bourgeois déconfitsEussent bondé ma vie et soûlé mon cœur d'homme.Pâle et jaune,... [Lire la suite]
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05 mai 2017

En route, mauvaise troupe...

À propos du scrutin présidentiel de dimanche, j’avais envie d’écrire un billet commençant par « En route, mauvaise troupe », puis je me suis souvenu qu’il s’agit aussi du premier vers du « Prologue » de Jadis et Naguère (1884) de Paul Verlaine : « En route, mauvaise troupe !Partez, mes enfants perdus !Ces loisirs vous étaient dus :La Chimère tend sa croupe… » Donc, tout en accomplissant mon devoir de citoyen, je vais m’abstenir de me mettre en marche, parce que, en l’occurrence, la... [Lire la suite]
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02 juin 2016

Han Ryner : Verlaine

  Cf. l'article précédent : "Han Ryner, Prostitués"     Voici la présentation que fait de Verlaine Ryner dans sa revue des écrivains de son temps (1904) : « Naïvement les Parnassiens, ces âpres forgeurs de stances rigides, avaient d’abord pris Verlaine pour l’un des leurs. Plus tard, ils le dédaignèrent un peu, et leur clientèle ne se soucia guère de lui. Mais, la génération suivante s’en aperçut : au milieu de ces bibliothécaires qui bannissaient du vers souplesse et spontanéité, qui chassaient de la... [Lire la suite]
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